Action & cascades
La cible
Il voulait un rendez-vous avec un milliardaire, il se retrouve au cœur d'un complot. 17 min 36 d'action générée par IA, entre Monaco, yacht de luxe et hommes armés.
Drame sur le squat, moyen métrage IA en français
On va reconstruire est un moyen métrage dramatique de 33 minutes, entièrement généré par intelligence artificielle, avec une vraie histoire, des dialogues en français et un montage narratif. Il a été réalisé seul, de l'écriture au mixage.
Un père élève seul son fils de 5 ans. Il est ouvrier, les journées sont longues, mais la maison tient : la pêche au lac le dimanche, le petit déjeuner du lundi, l'école, puis l'usine.
Un soir, en rentrant, la porte ne s'ouvre plus. La serrure a été changée. Des squatteurs sont installés dans la maison, et la police, venue sur place, ne peut rien faire.
Commence alors une descente. Il perd sa maison, puis son travail, dort dans sa voiture au bord du lac, et doit continuer à tenir debout pour son fils, qui ne comprend pas pourquoi ils ne rentrent plus chez eux.
Un film sur le squat, sur la dignité, et sur ce qu'on transmet à ses enfants quand la vie donne des coups. Tous les personnages et tous les lieux sont fictifs.
Plus de 288 séquences générées puis montées pour arriver à un peu plus de 33 minutes. À ma connaissance, c'est l'un des premiers moyens métrages de fiction de cette durée réalisés entièrement en IA, par une seule personne, avec des dialogues en français. Si vous en connaissez un autre, dites-le-moi, j'aimerais sincèrement le voir.
La durée change tout. Sur un film de trois minutes, un visage qui dérive d'un plan à l'autre passe inaperçu. Sur trente, le spectateur a le temps de connaître le père, son fils, sa voiture, sa maison, et le moindre écart se voit. Chaque personnage a donc été fixé en amont par une planche de référence, face, profil, dos, gros plans, et chaque costume par une image dédiée, pour que le père reste le même homme de la première scène à la dernière.
Le deuxième chantier, ce sont les dialogues. Un drame ne tient pas sur l'action : il tient sur ce que les gens se disent, et sur la façon dont ils le disent. Les générateurs savent désormais faire parler un personnage en français, mais rarement parfaitement du premier coup. Une syllabe avalée, un mot déformé, une intonation qui tombe à côté, et la réplique est perdue.
Il faut alors générer, couper et remonter : relancer la séquence, garder la bonne prise, et recoller ce qui manque. Sur ce film, je l'ai fait à plusieurs reprises, parfois en allant récupérer un simple « é » dans une phrase pour le greffer dans une autre qui en manquait.
Le reste s'est joué au montage, sur une timeline de plus de trente minutes : l'ordre des scènes, la durée de chaque plan, les silences, et une musique qui accompagne sans jamais appuyer. C'est là que 288 séquences deviennent un film.
Trente minutes de fiction ne tiennent pas sans préparation. Voici les documents qui ont servi à garder le père identique d'un bout à l'autre, et le projet de montage tel qu'il se présentait à la fin.
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Un visage de face, de profil, de dos, six expressions et des gros plans de détail. Cette planche est donnée au générateur à chaque séquence : c'est elle qui empêche le père de changer de tête entre deux scènes.
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Même visage, même cadrage, autre costume. Le film alterne la vie de famille et l'usine : chaque tenue a sa propre planche, pour que le vêtement change sans que le personnage change avec lui.
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Les waders de la scène du lac, le bleu de travail de l'usine. Un costume décrit en toutes lettres varie d'une génération à l'autre ; une image de référence, beaucoup moins.
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À gauche, les séquences générées, nommées scène par scène : le lac, le lundi matin, la serrure bloquée, l'appel à la police. En bas, la timeline complète et ses pistes de musique. Le film naît ici.
Images extraites du master, un plan par séquence. Cliquez pour agrandir.
Les notions mobilisées sur ce film sont détaillées une par une, avec les pièges rencontrés en production.
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Action & cascades
Il voulait un rendez-vous avec un milliardaire, il se retrouve au cœur d'un complot. 17 min 36 d'action générée par IA, entre Monaco, yacht de luxe et hommes armés.
Action & cascades
Un capitaine revient de longues blessures pour disputer la finale du championnat de France de hockey sur glace. 15 minutes générées par IA, décidées aux tirs au but.
Horreur
Deux prêtres montent dans la chambre d'une jeune femme que plus personne n'ose approcher. Trois minutes et demie de rite, de latin et de choses qui bougent quand elles ne devraient pas.
@DelgadoWorks
Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.
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