Dernier film réalisé

On va reconstruire

Drame sur le squat, moyen métrage IA en français

Drame 33 min 19 26 septembre 2026 Réalisation Stéphane Delgado
Le père, un genou à terre en doudoune noire, serre son fils contre lui et l'embrasse sur la tête, personnages du film On va reconstruire générés par IA

Le film

On va reconstruire est un moyen métrage dramatique de 33 minutes, entièrement généré par intelligence artificielle, avec une vraie histoire, des dialogues en français et un montage narratif. Il a été réalisé seul, de l'écriture au mixage.

Un père élève seul son fils de 5 ans. Il est ouvrier, les journées sont longues, mais la maison tient : la pêche au lac le dimanche, le petit déjeuner du lundi, l'école, puis l'usine.

Un soir, en rentrant, la porte ne s'ouvre plus. La serrure a été changée. Des squatteurs sont installés dans la maison, et la police, venue sur place, ne peut rien faire.

Commence alors une descente. Il perd sa maison, puis son travail, dort dans sa voiture au bord du lac, et doit continuer à tenir debout pour son fils, qui ne comprend pas pourquoi ils ne rentrent plus chez eux.

Un film sur le squat, sur la dignité, et sur ce qu'on transmet à ses enfants quand la vie donne des coups. Tous les personnages et tous les lieux sont fictifs.

Fiche technique

Durée
33 min 19
Format
moyen métrage
Genre
drame social
Sujet
le squat, la dignité, la transmission
Séquences
plus de 288 générées puis montées
Langue
dialogues en français
Nature
fiction, personnages et lieux fictifs
Généré
vidéo, voix et musique
Manuel
réalisation, scénario et montage Stéphane Delgado

Comment il a été fabriqué

Plus de 288 séquences générées puis montées pour arriver à un peu plus de 33 minutes. À ma connaissance, c'est l'un des premiers moyens métrages de fiction de cette durée réalisés entièrement en IA, par une seule personne, avec des dialogues en français. Si vous en connaissez un autre, dites-le-moi, j'aimerais sincèrement le voir.

La durée change tout. Sur un film de trois minutes, un visage qui dérive d'un plan à l'autre passe inaperçu. Sur trente, le spectateur a le temps de connaître le père, son fils, sa voiture, sa maison, et le moindre écart se voit. Chaque personnage a donc été fixé en amont par une planche de référence, face, profil, dos, gros plans, et chaque costume par une image dédiée, pour que le père reste le même homme de la première scène à la dernière.

Le deuxième chantier, ce sont les dialogues. Un drame ne tient pas sur l'action : il tient sur ce que les gens se disent, et sur la façon dont ils le disent. Les générateurs savent désormais faire parler un personnage en français, mais rarement parfaitement du premier coup. Une syllabe avalée, un mot déformé, une intonation qui tombe à côté, et la réplique est perdue.

Il faut alors générer, couper et remonter : relancer la séquence, garder la bonne prise, et recoller ce qui manque. Sur ce film, je l'ai fait à plusieurs reprises, parfois en allant récupérer un simple « é » dans une phrase pour le greffer dans une autre qui en manquait.

Le reste s'est joué au montage, sur une timeline de plus de trente minutes : l'ordre des scènes, la durée de chaque plan, les silences, et une musique qui accompagne sans jamais appuyer. C'est là que 288 séquences deviennent un film.

Les documents de fabrication

Trente minutes de fiction ne tiennent pas sans préparation. Voici les documents qui ont servi à garder le père identique d'un bout à l'autre, et le projet de montage tel qu'il se présentait à la fin.

Planche de référence du père : grand portrait en blouson noir, profil, dos, six expressions et gros plans sur l'œil, la bouche et la matière du blouson Voir en grand
Étape 1 La planche du personnage

Un visage de face, de profil, de dos, six expressions et des gros plans de détail. Cette planche est donnée au générateur à chaque séquence : c'est elle qui empêche le père de changer de tête entre deux scènes.

Deuxième planche de référence du père, identique à la première mais en veste de travail bleue Voir en grand
Étape 2 Le même homme, en tenue de travail

Même visage, même cadrage, autre costume. Le film alterne la vie de famille et l'usine : chaque tenue a sa propre planche, pour que le vêtement change sans que le personnage change avec lui.

Deux références de costume : le père en waders de pêche et pull marin, et un bleu de travail seul sur fond blanc Voir en grand
Étape 3 Les costumes, fixés un par un

Les waders de la scène du lac, le bleu de travail de l'usine. Un costume décrit en toutes lettres varie d'une génération à l'autre ; une image de référence, beaucoup moins.

Projet de montage du film On va reconstruire : bibliothèque de séquences générées à gauche, le père au volant dans le lecteur, timeline de 31 minutes avec plusieurs pistes de musique Voir en grand
Étape 4 Le montage, plus de trente minutes

À gauche, les séquences générées, nommées scène par scène : le lac, le lundi matin, la serrure bloquée, l'appel à la police. En bas, la timeline complète et ses pistes de musique. Le film naît ici.

Des plans du film

Images extraites du master, un plan par séquence. Cliquez pour agrandir.

Au bord du lac, au soleil couchant, les mains du père décrochent l'hameçon d'une truite
Au bord du lac, au soleil couchant, les mains du père décrochent l'hameçon d'une truite
Le soir, devant leur maison, le père sort son fils de la voiture
Le soir, devant leur maison, le père sort son fils de la voiture
Le petit garçon bâille en jouant avec un camion jaune, son père le regarde depuis la porte, bras croisés
Le petit garçon bâille en jouant avec un camion jaune, son père le regarde depuis la porte, bras croisés
Le père sourit, en veste de travail bleue
Le père sourit, en veste de travail bleue
Devant l'école, le garçon court vers l'entrée, cartable sur le dos
Devant l'école, le garçon court vers l'entrée, cartable sur le dos
La maison en plein jour, une camionnette blanche garée devant et un inconnu sur le seuil
La maison en plein jour, une camionnette blanche garée devant et un inconnu sur le seuil
Gros plan sur le visage du père, le regard fixe
Gros plan sur le visage du père, le regard fixe
Un fourgon de police gyrophare allumé s'arrête devant la maison, une policière en descend
Un fourgon de police gyrophare allumé s'arrête devant la maison, une policière en descend
Une policière sur le pas de la porte, derrière elle les occupants de la maison, une femme tenant un bébé
Une policière sur le pas de la porte, derrière elle les occupants de la maison, une femme tenant un bébé
Le petit garçon en larmes, attaché dans son siège auto
Le petit garçon en larmes, attaché dans son siège auto
La nuit, une policière porte l'enfant jusqu'au fourgon sous le regard du père
La nuit, une policière porte l'enfant jusqu'au fourgon sous le regard du père
Un policier se penche dans le fourgon pour parler au père et à son fils
Un policier se penche dans le fourgon pour parler au père et à son fils
Le lac à l'aube dans la brume, la voiture du père garée sur la rive, coffre ouvert
Le lac à l'aube dans la brume, la voiture du père garée sur la rive, coffre ouvert
Un homme en imperméable, un dossier ouvert à la main, devant les grilles de l'usine
Un homme en imperméable, un dossier ouvert à la main, devant les grilles de l'usine
Le père dans sa voiture, la main sur le visage
Le père dans sa voiture, la main sur le visage
Sous la pluie, un vieil homme abrité par un parapluie pose la main sur l'épaule du père
Sous la pluie, un vieil homme abrité par un parapluie pose la main sur l'épaule du père
Au commissariat, le père assis face au bureau d'un policier
Au commissariat, le père assis face au bureau d'un policier
La voiture du père, phares allumés, sous la pluie
La voiture du père, phares allumés, sous la pluie
Le père en bleu de travail, adossé à une paroi en inox, pleure en tenant la tête de son fils endormi
Le père en bleu de travail, adossé à une paroi en inox, pleure en tenant la tête de son fils endormi
Le père, les yeux fermés, parle à voix basse
Le père, les yeux fermés, parle à voix basse
Une voiture seule sur une route de campagne à la tombée de la nuit
Une voiture seule sur une route de campagne à la tombée de la nuit
Le père crie, le visage déformé par la colère et les larmes
Le père crie, le visage déformé par la colère et les larmes
Le père inconscient sous un masque à oxygène
Le père inconscient sous un masque à oxygène
Le père dans un lit d'hôpital, en blouse, à côté d'un moniteur
Le père dans un lit d'hôpital, en blouse, à côté d'un moniteur
Le père, le bras en écharpe, dans une rue bordée d'arbres
Le père, le bras en écharpe, dans une rue bordée d'arbres
De dos, le bras en écharpe, le père pose la main sur un mur défoncé de sa maison
De dos, le bras en écharpe, le père pose la main sur un mur défoncé de sa maison
Les yeux pleins de larmes, le père regarde son fils
Les yeux pleins de larmes, le père regarde son fils
La main du père, bras en écharpe, près du doudou bleu que serre son fils
La main du père, bras en écharpe, près du doudou bleu que serre son fils
Le vieil homme sourit, debout dans la rue
Le vieil homme sourit, debout dans la rue
Une jeune femme serre le petit garçon dans ses bras, le sourire aux lèvres
Une jeune femme serre le petit garçon dans ses bras, le sourire aux lèvres

Outils et postes de travail

Génération vidéo IA Consistance de personnage Dialogues générés Voix IA Musique générative Montage Étalonnage Sound design
À creuser dans le Labo

Les notions mobilisées sur ce film sont détaillées une par une, avec les pièges rencontrés en production.

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