Action & cascades
30 jours avant le combat
Le dernier de la série. Un mois d'entraînement avant d'affronter un robot humanoïde, filmé comme une vraie bande-annonce de combat.
Série · 4 films
Un match de boxe, une revanche au padel, deux bagarres avec des robots. Quatre parodies entièrement générées par intelligence artificielle, autour de l'animateur le plus reconnaissable du paysage télé français.
Cyril Hanouna est, à mon sens, le meilleur animateur de la télévision française. Pas seulement pour l'audience : pour l'énergie qu'il met dans un plateau et pour sa capacité à embarquer un public sur un format que personne n'aurait parié gagnant. Quand j'ai commencé à tester la génération vidéo sur des visages connus, il s'est imposé tout seul.
Parce qu'un visage aussi identifiable est le pire cauchemar d'un modèle génératif, et donc le meilleur banc d'essai qui soit. Le spectateur connaît ce visage par cœur : il repère instantanément une mâchoire trop large, un regard qui glisse, une expression qui ne lui ressemble pas. Sur un personnage inventé, la même erreur passe inaperçue. Ici, non.
Il est aussi extrêmement lisible à l'écran. Ses expressions sont franches, ses réactions marquées, sa gestuelle ample. Un modèle vidéo s'appuie sur ces signaux forts : plus une attitude est nette, mieux elle se régénère d'un plan à l'autre. C'est exactement le genre de sujet sur lequel on apprend vite ce que la technique sait faire, et où elle bute encore.
Stéphane Delgado vs Cyril Hanouna, un match de boxe de quatre minutes vingt-six, a été le premier de la série. Et il a connu une suite que je n'attendais pas : il a été diffusé dans son émission Cyril et la famille sur W9. Voir un film entièrement généré passer à l'antenne d'une chaîne nationale reste, à ce jour, le retour le plus concret que j'aie eu sur ce travail.
La série a continué avec une revanche au padel, puis deux formats courts où le plateau dégénère face à des robots. Chacun a servi à tester autre chose : la consistance d'un visage sur la durée, la physique d'une balle, l'interaction entre un humain et une machine dans le même cadre.
Sur Le Duel, la difficulté n'était pas le décor mais la balle. Un modèle vidéo n'a aucune notion de trajectoire : il produit des balles qui ralentissent en l'air, rebondissent vers l'arrière, ou repartent dans une direction que la physique interdit. Il a fallu générer beaucoup et ne garder que les prises où le rebond et l'avancée restent crédibles. Les plans courts sauvent le reste.
Sur les vidéos avec robots, c'est le contact entre les corps qui pose problème, la zone où les modèles décrochent le plus. Et sur l'ensemble de la série, le vrai fil conducteur reste la consistance de personnage : tenir le même visage sur des dizaines de plans générés séparément.
Aucune image de ces films n'est réelle. Ni les personnes, ni les décors, ni les situations n'ont été filmés. Il s'agit de parodies humoristiques générées par intelligence artificielle, annoncées comme telles sur chaque vidéo. Voir la fiche droit à l'image et IA.
La série
Action & cascades
Le dernier de la série. Un mois d'entraînement avant d'affronter un robot humanoïde, filmé comme une vraie bande-annonce de combat.
Action & cascades
Trente et une secondes. Le plateau dégénère, deux robots s'invitent, et l'émission continue comme si de rien n'était.
Action & cascades
Après la boxe, la revanche. Un match de padel filmé comme un western : arène, foule, plongeons au filet et ralentis sur chaque échange.
Action & cascades
Le premier film de la série. Un combat qui n'a jamais eu lieu, monté comme une vraie affiche, et diffusé dans l'émission Cyril et la famille sur W9.
Le même savoir-faire s'applique à un personnage de fiction que vous créez, sans les contraintes juridiques liées à une personne réelle.
@DelgadoWorks
Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.
@DelgadoWorks
Chaque film sort sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement pèse directement sur l'algorithme : plus la chaîne compte d'abonnés, plus les vidéos sont proposées à des gens qui ne me connaissent pas encore. C'est gratuit, ça prend deux secondes, et c'est ce qui permet au studio de continuer à produire.