Le réalisateur

Stéphane Delgado

Graphiste, développeur web et référenceur depuis vingt-cinq ans. Monteur vidéo depuis 2005. Je réalise aujourd'hui des films avec l'intelligence artificielle, seul, de la première ligne du scénario jusqu'au master exporté.

25 ans

graphiste, développeur web, référenceur

2005

premiers montages vidéo, à Talence

31

films générés par IA, en ligne

15 500

abonnés sur ma chaîne personnelle

2 400

clients accompagnés depuis 2009

Stéphane Delgado, réalisateur de films générés par IA, graphiste et référenceur à Bordeaux Stéphane Delgado, Bordeaux

Vingt-cinq ans de métier : graphiste, développeur web, référenceur

Ce sont mes trois métiers, et ils sont toujours les miens. J'ai commencé en 2000 en lançant un espace de rencontre en ligne, revendu avec 5 000 inscrits. Le graphisme est venu ensuite, puis le développement web et le référencement naturel à partir de 2004. Auto-entrepreneur en 2009, j'ai fondé Creation-Logo.net et l'agence IBDEO en 2016. Environ 4 500 logos dessinés et 2 400 clients accompagnés depuis.

Ces trois casquettes ne sont pas un décor sur un CV, elles décident de la façon dont je fabrique un film. Le graphiste juge une image en une seconde et sait dire pourquoi elle ne tient pas. Le développeur automatise ce qui doit l'être et garde la trace de chaque version. Le référenceur, lui, sait qu'un contenu ne vaut que s'il est trouvé, ce qui change la manière d'écrire un titre, une vignette et une fiche de film.

La vidéo, c'est 2005, pas l'an dernier

Le montage vidéo et la conception de films font partie de mon travail depuis 2005. Cette année-là, avec quelques passionnés, j'ai monté ma première web télé à Talence, ma ville. On tournait des sujets locaux et, surtout, on montait : dérushage, choix des plans, cartons de titrage, mixage à l'oreille. En 2005 et 2006, publier une vidéo sur internet relevait encore du bricolage. Il fallait compresser jusqu'à l'absurde pour que le fichier passe, encoder soi-même, héberger comme on pouvait. YouTube venait tout juste d'ouvrir.

Vingt ans plus tard, l'intelligence artificielle s'est greffée sur cette base, elle ne l'a pas remplacée. Elle a changé la façon d'obtenir les images, pas la façon de raconter avec. Le dérushage de 2005 et le tri de générations de 2026 sont exactement le même geste : regarder, comparer, jeter beaucoup, garder peu.

C'est aussi pour cette raison que je n'aborde pas l'IA vidéo par la technologie. J'y arrive par vingt-cinq ans de commandes à livrer, de délais tenus et de clients à convaincre avec une image.

Pourquoi je fais des films avec l'IA

Le déclic a été de comprendre que ces outils ne remplacent pas le cinéma, mais l'équipe technique. Le cadre, le rythme, la continuité, la décision de couper : tout cela reste entre les mains de quelqu'un qui regarde. La machine fournit des images, elle ne raconte rien toute seule.

Les 31 films rassemblés ici couvrent volontairement des genres éloignés, du clip musical à la reconstitution historique. C'est en changeant de terrain qu'on découvre où la technique tient et où elle lâche.

Le film qui résume le mieux mon travail

8848m, cinq minutes quarante et une. Dix-huit séquences storyboardées, environ soixante-dix plans retenus, quatre personnages tenus d'un bout à l'autre, une seule personne de l'écriture à l'export. Le taux de déchet réel a été de trois à six générations pour un plan gardé.

Je donne ces chiffres parce qu'ils manquent partout ailleurs. On trouve beaucoup de démonstrations et très peu de comptes rendus honnêtes sur ce que coûte réellement un film généré.

Méthode

Comment je travaille, concrètement

Cet ordre n'est pas négociable. Chaque étape sautée se paie plus tard, au montage, quand il est trop tard pour régénérer.

Écrire d'abord

Un conflit, un point de bascule, une résolution, en texte, avant d'ouvrir le moindre outil. Sans ça on obtient de belles images sans tension.

Découper

Une ligne par plan : valeur, mouvement, durée, prompt, seed, statut. Ce document remplace à lui seul l'équipe de production.

Figer les personnages

Planches de référence créées une fois, citées ensuite à l'identique dans chaque prompt. La seule méthode qui tienne sur soixante-dix plans.

Générer et jeter

Trois à six essais par plan gardé. Je juge les rushes en vitesse normale, jamais image par image : c'est ce que verra le spectateur.

Monter, sonoriser, étalonner

Là où le film existe vraiment. Le rythme se décide au montage, l'unité visuelle à l'étalonnage, et la moitié de l'émotion passe par le son.

À quoi ça ressemble vraiment

Voici les deux documents qui ont servi à fabriquer 8848m, mon court métrage sur l'ascension de l'Everest. Le premier se fait avant la moindre génération, le second est le moment où le film existe pour de bon.

Storyboard du court métrage 8848m : dix-huit vignettes numérotées avec leur valeur de plan et leur intention Voir en grand
Avant Le storyboard, dix-huit séquences

Numéro, valeur de plan, intention en deux lignes. Écrit avant d'ouvrir le moindre outil, et plus modifié ensuite. Un plan qui ne ressemble pas à sa case est régénéré.

Timeline de montage du film 8848m : plans générés alignés sur cinq minutes quarante, pistes de musique et de sound design Voir en grand
Après La timeline de montage

Cinq minutes quarante, un bloc par plan généré, les pistes de musique et de sound design en dessous. Le rythme et les raccords se décident ici, jamais dans le prompt.

Ce que l'IA ne sait pas encore faire

Un prestataire qui ne vous parle que des réussites vous fera perdre du temps. Voici les limites que je rencontre à chaque projet, en août 2026.

Les gros plans de visage tenus longtemps. Le spectateur possède un modèle mental très précis du visage humain, et le moindre écart déclenche le malaise décrit par la vallée dérangeante. Sur un décor ou une foule au large, la différence avec une prise de vue réelle est aujourd'hui difficile à faire. Sur un regard tenu quatre secondes, elle reste perceptible.

Les interactions physiques précises. Deux corps qui se touchent, une main qui saisit un objet, des doigts en gros plan : ce sont les zones où les artefacts se concentrent. On écrit le film en tenant compte de cette limite, comme on l'a toujours fait au cinéma avec les contraintes de son époque.

Le français en synchronisation labiale. Les modèles sont majoritairement entraînés sur l'anglais. Au-delà de six mots, la dérive commence. Les répliques longues se filment de profil ou de dos, ce qui est une décision de mise en scène, pas un aveu d'échec.

Le produit réel dans une publicité. Un packaging doit rester exact au pixel près, ce qu'aucun modèle ne garantit. Je génère le décor et je compose le produit réel par-dessus. C'est la seule méthode fiable aujourd'hui.

Chaîne de production

Les postes de travail d'un film

Les modèles changent tous les trois mois, les postes non. C'est pour ça que le Labo décrit des méthodes plutôt que des marques.

Image et vidéo

Génération des images de référence, puis image to video plan par plan pour verrouiller cadrage et personnage.

Musique et voix

Musique générative composée par intention, voix off et sound design ajoutés séparément.

Montage et finition

Montage cut serré, étalonnage pour unifier des plans venus de générations différentes, puis upscale.

Vérification juridique

Licences d'exploitation contrôlées avant le devis, droit à l'image vérifié, contenus de synthèse déclarés.

Transparence et cadre légal

Tous les films présentés ici sont des fictions générées par intelligence artificielle. Les personnages, les lieux et les situations sont des créations de synthèse et ne constituent en aucun cas des documents authentiques.

En France, l'image et la voix d'une personne relèvent des attributs de la personnalité au sens de l'article 9 du Code civil, et le fait qu'elles soient générées ne change rien à l'analyse. Les contenus parodiques du site relèvent de l'exception prévue à l'article L. 122-5 du Code de la propriété intellectuelle. Toute personne s'estimant lésée peut demander un retrait via le formulaire de contact, une demande de ce type étant traitée en priorité.

Sur les projets clients, je conserve prompts, seeds et fichiers de montage. Ils documentent l'apport créatif humain, question qui compte pour la protection du résultat par le droit d'auteur.

Stéphane Delgado en conférence, micro à la main, devant un public
En conférence. Former et prendre la parole fait partie du métier depuis longtemps : c'est ce qui oblige à formuler une méthode plutôt qu'à empiler des recettes.

Le reste de mon activité

En parallèle de DelgadoWorks, j'accompagne des entreprises sur le référencement naturel, la visibilité dans les moteurs génératifs et l'automatisation par IA. Je suis titulaire de cinq certifications SEMrush Academy et auteur de Passeport vers la Citation, un ouvrage de 324 pages sur la méthode qui permet à un site d'être cité par les IA.

Ce volet se trouve sur stephanedelgado.fr. Il explique aussi pourquoi le Labo existe sous cette forme : documenter précisément un domaine, c'est ce qui le rend citable.

Basé à Bordeaux. Page revue le 17 août 2026.

On se parle ?

Pour un film, une formation, ou juste pour comparer les méthodes. Les échanges avec d'autres réalisateurs sont bienvenus.

@DelgadoWorks

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Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.

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