Survie & aventure
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Cinq minutes quarante et une, soixante-dix plans, quatre personnages tenus d'un bout à l'autre. Aucun tournage, aucune équipe, aucun mètre d'altitude.
Hommage aux pompiers, court métrage généré par IA
La ligne de feu est un court métrage de 7 minutes entièrement généré par intelligence artificielle, en hommage aux pompiers des feux de forêt et aux victimes.
Un été en Gironde, un feu gigantesque menace un village au milieu des pins. Les héros du feu enchaînent les heures sans dormir : évacuer des familles paniquées, pomper l'eau des piscines faute de moyens, tenir la ligne pendant que les Canadair et les Dash larguent au-dessus de leurs têtes, sauver les animaux pris au piège.
Épuisés, le visage noirci, ils tiennent. Parce que c'est leur métier, et parce que personne d'autre ne le fera à leur place.
Je n'étais pas sur le terrain. Je n'ai pas de vraies images. Alors j'ai mis mes outils au service d'un hommage, à ma façon. Chaque plan de ce film a été écrit, réalisé et monté par mes soins, avec des images générées par intelligence artificielle.
Ce film n'existe pas grâce à un prompt magique, mais grâce au montage. Derrière ces sept minutes, il y a des dizaines de plans générés, et pour chacun plusieurs générations successives : la grande majorité part à la corbeille. On produit beaucoup, on échoue souvent, on ne garde que le plan qui raccorde avec le précédent. C'est ce tri, puis l'assemblage bout à bout, qui permettent de mettre en scène l'incendie et de tenir une histoire sur la durée.
Aux soldats du feu, qui tiennent la ligne quand tout brûle. Ils méritent mieux que notre admiration. Ils méritent des moyens.
On ne montre presque jamais l'envers d'un film généré. Voici trois captures du projet de montage : elles disent l'essentiel, ce film s'est fait à l'assemblage, à partir d'une masse de plans produits puis écartés.
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La timeline fait 7 min 22. À gauche, la bibliothèque déborde de rushes générés, tous numérotés. En bas, plusieurs pistes de musique et de sound design. Le film n'est écrit nulle part dans un générateur : il naît ici, dans l'ordre et la durée qu'on donne à chaque plan.
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Vue rapprochée de la ligne de temps. Chaque vignette est un plan généré séparément, souvent deux à quatre secondes utiles. La crédibilité ne vient pas d'un plan parfait mais de leur enchaînement : un rythme serré, des coupes franches sur les temps forts de la musique.
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Le même plan, ici l'évacuation d'une famille, revient en plusieurs versions générées à la suite. On en produit cinq, dix, on en jette la plupart, on garde celui où le geste tient et où le visage reste cohérent. C'est cette accumulation de tentatives, et d'échecs, qui rend la scène possible.
Images extraites du master, un plan par séquence. Cliquez pour agrandir.
Les notions mobilisées sur ce film sont détaillées une par une, avec les pièges rencontrés en production.
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Cinq minutes quarante et une, soixante-dix plans, quatre personnages tenus d'un bout à l'autre. Aucun tournage, aucune équipe, aucun mètre d'altitude.
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Pendant que la Gironde brûlait, des femmes et des hommes ont tenu la ligne. Dix-neuf secondes pour dire merci.
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Paris sous impact. Un exercice d'échelle : montrer la destruction d'une capitale sans un euro d'effets spéciaux traditionnels.
@DelgadoWorks
Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.
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