Survie & aventure
La ligne de feu
Un été en Gironde, un feu gigantesque menace un village au milieu des pins. Sept minutes en hommage aux soldats du feu, entièrement générées par IA.
Le court métrage où je gravis l'Everest
Vincent arrive au camp de base avec Pemba, son sherpa. La nuit tombe, la cordée part, frontales alignées sur la face nord. Cordes fixes, crampons dans la glace bleue, le rythme d'une ascension qui ne laisse aucune place à l'hésitation.
La tempête frappe le camp d'altitude. À partir de là le film change de sujet : il ne s'agit plus d'atteindre le sommet mais de redescendre vivant. Sur le chemin du retour, la cordée retrouve Claire, à bout de forces. Personne n'est laissé derrière.
Le scénario a été écrit en français, en texte, avant d'ouvrir le moindre outil. Un conflit, un point de bascule (la tempête), une résolution. Sans cette étape, un film IA reste une suite de plans jolis qui ne racontent rien.
Dix-huit séquences ont été storyboardées avec leurs valeurs de plan : gros plan, plan moyen, plan large de nuit. Ce document a servi à la fois de feuille de route et de garde-fou qualité, plan par plan.
Les quatre personnages ont été figés une bonne fois sous forme de planches de référence, puis cités dans chaque prompt au lieu d'être redécrits. C'est la seule méthode qui tienne la consistance sur soixante-dix plans générés séparément.
Chaque plan a été généré isolément en 16:9, sur des durées de cinq à trente secondes, avec un taux de déchet réel de trois à six essais pour un plan gardé. Montage dans CapCut, musique originale composée séquence par séquence dans Suno puis recoupée à la frame.
Ce que j'en retiens : l'IA a remplacé l'équipe technique, pas le réalisateur. Le rythme, la continuité et le regard restent entièrement humains, et ils se jouent au montage.
On voit rarement ce qu'il y a derrière un film généré. Voici les deux documents qui ont réellement servi à fabriquer celui-ci, dans l'ordre où ils ont été produits.
Voir en grand
Chaque case porte son numéro, sa valeur de plan (gros plan, plan moyen, plan long) et une intention en deux lignes. « Un regard. Une décision. On continue. » Ce document est écrit avant la première génération et il ne bouge plus. C'est lui qui empêche le film de devenir une suite de belles images sans direction, et c'est aussi la garde-fou qualité : un plan qui ne ressemble pas à sa case est régénéré, pas gardé par facilité.
Voir en grand
La capture montre le projet ouvert : les rushes générés à gauche, la ligne de temps de cinq minutes quarante en bas, les pistes de musique et de sound design en dessous. Chaque bloc est un plan généré séparément, recoupé à la frame. C'est ici que le film existe vraiment : le rythme, la durée exacte de chaque plan et le raccord se décident au montage, jamais dans le prompt.
Les notions mobilisées sur ce film sont détaillées une par une, avec les pièges rencontrés en production.
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Pendant que la Gironde brûlait, des femmes et des hommes ont tenu la ligne. Dix-neuf secondes pour dire merci.
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Paris sous impact. Un exercice d'échelle : montrer la destruction d'une capitale sans un euro d'effets spéciaux traditionnels.
@DelgadoWorks
Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.
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Chaque film sort sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement pèse directement sur l'algorithme : plus la chaîne compte d'abonnés, plus les vidéos sont proposées à des gens qui ne me connaissent pas encore. C'est gratuit, ça prend deux secondes, et c'est ce qui permet au studio de continuer à produire.