Horreur
Le fort, avec le sauveur du fort
Un lieu clos, une menace hors champ et un sauveur qui arrive peut-être trop tard.
Court métrage d'horreur généré par IA
Hommage assumé au cinéma d'exorcisme des années 1970. Le film n'a aucun lien avec le roman de William Peter Blatty ni avec son adaptation, dont il ne reprend ni les personnages ni l'histoire.
L'exorcisme est un court métrage de 3 min 28 entièrement généré par intelligence artificielle. Une nuit de pluie, deux prêtres arrivent devant une maison isolée. Une mère les attend sur le seuil, chapelet entre les mains. Sa fille ne dort plus, ne mange plus, et parle avec une voix qui n'est pas la sienne.
Le film tient en un lieu et une durée : une chambre au papier peint fané, un crucifix au-dessus du lit, deux bougies sur la table de nuit, et le temps que dure le rite. Le prêtre le plus jeune mène, le plus vieux tient le chapelet et sait déjà comment cela finit.
La possédée passe de la jeune femme prostrée à la créature aux yeux jaunes, se redresse, lévite au-dessus du lit, projette l'un des deux hommes contre le mur. Le rite continue quand même, jusqu'à un dernier plan où la chambre est enfin calme, et où quelqu'un manque.
C'est le premier film de l'univers Horreur du studio, et le premier où le décor compte plus que l'action.
L'horreur demande exactement l'inverse de ce qu'un modèle de génération vidéo produit spontanément. Les modèles éclairent, remplissent le cadre, lissent les visages et gardent tout le monde bien centré. Ici il fallait du noir, des zones illisibles, une bougie pour seule source et la moitié du cadre vide. Chaque plan a donc été demandé en sous-exposition, puis réétalonné vers le bas au montage plutôt que vers le haut.
La chambre est le vrai personnage du film, et c'est elle qui a coûté le plus cher en générations jetées. Le papier peint à fleurs, la position du crucifix, la table de nuit à gauche, la porte à droite, la fenêtre au fond : tout cela doit rester identique sur une quarantaine de plans produits séparément. Le crucifix se déplaçait, le papier peint changeait de motif, la porte passait d'un mur à l'autre. Un plan de référence de la pièce, réinjecté en image de départ, a réglé l'essentiel.
Le visage de la possédée est le second poste de tri. Il doit dériver, mais toujours à partir du même visage, sinon le spectateur voit deux actrices au lieu d'une transformation. La progression a été fabriquée par paliers : teint gris, veines, yeux jaunes, bouche fendue. Les plans les plus abîmés sont volontairement les plus brefs, et les plus flous : c'est là que l'artefact devient une ressource au lieu d'un défaut.
Le prêtre principal est mon double IA, celui qui traverse tous les films du studio depuis le début. C'est la seule façon de garder un visage stable d'un plan à l'autre sur un film où presque tout se joue en gros plan.
La lévitation et le corps projeté contre le mur ont demandé le plus de tentatives. Un modèle vidéo veut poser les corps, les faire retomber, les tenir debout. Obtenir un corps horizontal, immobile et éclairé par le dessous se compte en dizaines de générations. Le reste, la peur elle-même, ne vient pas de l'image : latin murmuré, respirations, craquements de bois, silence complet trois secondes avant le dernier plan. Coupez le son, il ne reste plus grand-chose.
Images extraites du master, un plan par séquence. Cliquez pour agrandir.
Les notions mobilisées sur ce film sont détaillées une par une, avec les pièges rencontrés en production.
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La suite. On rouvre, on regrette. Le genre où les artefacts de l'IA deviennent une ressource narrative.
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Il voulait un rendez-vous avec un milliardaire, il se retrouve au cœur d'un complot. 17 min 36 d'action générée par IA, entre Monaco, yacht de luxe et hommes armés.
@DelgadoWorks
Les films sortent sur YouTube avant d'arriver ici. Un abonnement ne coûte rien et change beaucoup : c'est ce qui décide des prochains films, et c'est là que je montre aussi les essais ratés, ceux qui expliquent le mieux où la technique bloque.
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